Kolohe Andino : de hipster à sports fan

Du latin adolescere, grandir, l’adolescence est une phase du développement ou l’être humain change aussi bien physiquement que mentalement, traversant la phase de puberté, identifiée comme le passage de l’enfance à l’âge adulte.

La magie du surf, comme pour beaucoup de sport, c’est  qu’on a la chance d’assister à ce changement, en direct, pour un certain nombre de gosses qu’on voit grandir sous l’oeil aiguisé des objectifs, et sous les sunlights des tropiques (Gilbert, si tu nous regardes (vous l’avez ?) …).

Nous avons donc été au premier rang, lorsqu’il a s’agit de contempler la transformation du kid from California, star annoncée de l’industrie du surf depuis l’âge de 14 ans, j’ai nommé Kolohe « Brother » Andino. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le kid n’a pas eu une adolescence trop compliquée, en terme de peau et de dentition au moins…

Pour le reste, il s’est cherché. Mais qui sommes nous pour juger…

 

Tout ce qu’on peut remarquer, c’est que depuis qu’il côtoie un préparateur mental, ancien Navy Seals, son style est en train de clairement glisser vers le sports fan américain de base. Maillot de foot US, lunettes tactiques ultra légères de baseball pitcher séducteur, sur-chemise à carreaux type american farmer, au Surfistan, on est MEGA FAN !

D’un point de vue purement sportif, on est également obligé de reconnaitre que Kolohe Andino a réalisé la meilleure saison WSL de sa vie sur le dernier exercice du World Tour, et que depuis quelques mois, il est clairement un adversaire dangereux pour celui qui tombe en face de lui. 

Bref, change rien Kolohe. Ou si… Ou non en fait… Enfin on sait pas trop.

Michel Bourez et ses planches sont sur un bateau. C’est tout.

Michel Bourez a décidé de mettre toutes les chances de son côté cette année, à Teahupoo. Le « local » de l’étape en avait marre de se cogner des réveils à 4h30 pour décoller de chez lui à 5h, pour arriver sur le ponton à 6h, pour ensuite prendre le bateau, etc… Autant habiter en banlieue parisienne, et aller bosser à la Défense.

Du coup, pour éviter de finir sa compétition au round 2, avec les yeux de Steve Buscemi, le tahitien, ministre des trucs puissants au Surfistan, a décidé d’aller squatter le bateau de son daron, pendant le Billabong Pro Tahiti.

Je vais dormir dans le bateau de mon père, comme ça je serai bien à l’écart. Je vais l’ancrer entre la Marina et la passe d’Hava’e.

En tout cas, Michel est déjà en mode  pirate, prêt à kidnapper les malheureux qui auront l’outrecuidance de se pointer devant lui. En tout cas on te le souhaite…

John John Florence x Dakine, ça donne quoi ?

John John Florence inspecte son pad et son leash Dakine de la façon la plus naturelle possible.C’est typiquement le genre de chose à laquelle on s’attend. Ca devait arriver depuis des années. Ca aura pris le temps. Et un jour on nous l’a enfin annoncé : Notre Leader Surpême Adoré a finalement choisi d’accessoiriser sa planche avec les pads et leashs de chez Dakine. Un rapprochement tout ce qu’il y a de plus évident, étant donné l’origine Hawaïenne des deux marque John John Florence et Dakine.

Un peu comme le camembert et la Normandie, la Belgique et la bière ou encore les basques espagnols et les anneaux aux oreilles, Dakine se devait d’avoir son John John Florence. 

Et comme à l’air du marketing viral 3.0 – 2 je retiens 7, le meilleur support de communication reste la vidéo (chaque service marketing caressant le secret espoir de créer le fameux « buzz »), il n’en fallait pas plus à la marque hawaïenne pour compiler quelques rush de la brute épaisse qui nous sert de Leader Suprême Adoré (coeur avec les doigts), et produire donc, en toute logique, la meilleure vidéo de l’année, voire du siècle : The John John Collection

Et comme on est du genre sympa, on en profite pour rajouter quelques visuels de cette collaboration qui équipera dorénavant, de façon obligatoire, toutes les planches du Surfistan. Même si vous ne portez pas de bouc. Le Surfistan vous aime.

Le pad John John Florence par Dakine  

Wilko peut-il sauver le surf ?

L’année dernière, c’était une surprise, cette année, on se demande si il peut aller au bout…

Depuis 2016, Matt Wilkinson, notre ministre des trucs cool, n’en finit pas de surprendre son monde. Victoire d’étape, Leader du WT, l’australien le plus cool du tour (et pourtant, Dieu sait qu’il y en a des cool), est devenu le nouveau factor X d’une WSL qui n’a rien vu venir.

Là où la Fifa du surf nous sur-vend des maillots et surtout un duel ultra-manichéen entre Grabiel Medina, le musculeux, tatoué, ami des stars du foot, et notre Leader Suprême Adoré, John John Florence, le jeune homme et la mer, empereur du cool , faux ex de la pop starlette Taylor Swift; l’ancien gros du World Tour tient gentiment la dragée haute à tous ce petit monde, arborant à chaque interview sa dentition approximative, et à chaque sortie aquatique un surf backside scandaleusement précis et puissant.

Maintenant habitué à tenir le haut du pavé, en début de saison du moins, et à se tailler la bourre avec les superstars, l’éternel ado avance caché, protégé par son coach, l’ancien pensionnaire de la maison World Tour, Glenn Hall. Si le changement avait été flagrant, aussi bien au niveau de l’attitude pendant les heats, que sur la perte de poids, le monde de la planche en mousse qui flotte n’a toujours pas pris la mesure de la petite révolution que Mr Wilko est en train d’apporter à l’élite du surf.

Fer de lance d’une nouvelle génération qui refuse (enfin !) de sacrifier le fun sur l’autel de la performance sportive (il aura fallu 25 ans à KS pour arriver à cette conclusion), on associe naturellement son nom avec celui de Tyler Wright, la soeur de ses frères, elle aussi membre de l’écurie Micro Surf Academy, et elle aussi impératrice de la coolitude, et accessoirement championne du monde en titre. On pense forcément aussi à l’autre, autre Wright, Mickey, qui combine habilement mulet de bouseux, sens de l’humour caustique, charisme de dingue et surf démoniaque.

On s’arrête là parce qu’on a la flemme, et surtout autre chose à faire, mais vous saisissez la puissance de l’enjeux.

Alors que l’industrie regarde vers le Brésil, et son chiffre d’affaire (toujours ?) grandissant, Matt Wilkinson a remis le surf australien au milieu du line up, rappelant au monde entier que le salut de ce sport ne peut venir que par le fun.

Un jour, peut-être, le surf comprendra ce qu’il doit à des mecs comme Wilko ou Taj Burrow.

Maintenant, la question se pose : Wilko aux JO ?

Bienvenue en République Démocratique du Surfistan

Salut !

Le surf n’est pas (qu’) un sport. Ca va bien plus loin que tout ça. Et ça n’est pas (plus), non plus, une activité de hippies anglo-saxons qui trimballent leurs dread locks à travers le monde à bord d’un vieux combi avec leurs copines pas épilées.

Fort de ce constat plein de bon sens, et dénotant un sens de l’observation rare, nous avons décidé de prendre les choses en main, et de reprendre les clés du camion.

C’est ainsi, après un putsch aussi massif qu’imaginaire, qu’est né la République Démocratique du Surfistan. Un chouette pays, où tout le monde est libre de penser comme nous. Un endroit sur Terre où chacun à le droit d’honorer notre Leader Suprême Adoré, et notre Guide Eternel.

Alors oui, on nous accuse régulièrement de partialité et d’autoritarisme. Et bien ces détracteurs finiront enfermés pour l’éternité dans la salle d’attente du bureau d’une administration française, ou pire, dans une revue papier vieillissante.

Ici c’est le #Surfistan, et l’important, c’est que vous soyez contents d’être d’accord avec nous.

BIENVENUE AU SURFISTAN !

 

Bienvenue au Surfistan.