Noa Dean, Ozzy Wright et Mitch Coleborn sont en Indo…

Envoyer des surfeurs australiens en Indonésie, en voilà une idée originale !

Heureusement pour vous, nous, eux, et pour Volcom, les aussies en question sont quand même des catcheurs, catégorie WWE.

Le rookie superstar Noa Deane est bien encadré par le minor league top player, Mitch Coleborn AKA Thomas Magnum, et le vétéran éternellement parti en vrille, Ozzy Wright.

Un casting 100% stars du surf, pour une production qui ressemble à tout ce que fait Volcom depuis des années. Ça gueule partout que c’est psychédélique, et ça veut à tout prix être cool. Pour le coup, là dessus, ils sont vraiment True To This.

Le résultat est un court métrage lo-fi, mi-faux docu kitch, mi-action surf d’une grosse vingtaine de minutes, qui se laisse regarder, mais surtout, 3 sessions qui valent le coup.

La première fait rêver. La seconde est une session échec,  qui offre un moment de plaisir audiovisuel sadique même pas coupable. La troisième séquence en revanche, est franchement très très cool.

Le verdict du ministère de la communication du Surfistan :

Ça se regarde, en entier si vous avez du temps à perdre, juste le surf sinon, mais c’est con de passer à côté. Même s’ils font beaucoup (trop) d’efforts pour avoir l’air cool, Volcom apporte encore une touche de « fuck les J.O » dont le surf de petites planches a désespérément besoin en cette période de surf athlétique.

On rappelle que tout ceci est gracieusement financé par l’industrie du luxe (Kering).

 

Queens Of The Stone Age et LCD Soundsystem, les bonnes sorties de la rentrée

Queens Of The Stone Age - Villains

Si la rentrée est synonyme d’un paquet de trucs franchement pas drôles, comme la rentrée par exemple, elle apporte aussi son lot de très bonnes nouvelles.

C’est donc entre une relance de l’URSSAF, une session manquée pour cause de reprise du travail,

LCD Soundsystem American Dream

et l’enfilage de chaussettes pour la première fois en deux mois, qu’on a découvert les nouveaux albums de Queens Of The Stone Age tout d’abord, puis LCD Soudsystem qui libère enfin son

« American Dream« , les combattants du Surfistan se sentent plus légers pour aller affronter la dure réalité du monde extérieur.

Comme on est vendredi, et que le vendredi après-midi on ne fait rien au bureau, le Surfistan vous livre juste pour vous deux clips vidéo qui font du bien au conduit auditif, en se permettant de vous rappeler que la surf culture c’est un peu plus que Tom Frager, ou autres Fréro de la Vega de merde.

Dans l’ordre chronologique de sortie (parce qu’on a quand même un peu de rigueur éditoriale).

Queens Of The Stone Age – The Way You Used To Do

 

LCD Sound System – Tonite

Bienvenue au Surfistan.

 

Combinaison 2017 : La sélection homme du Surfistan

C’est un sujet touchy pour quiconque a l’intention de passer un peu plus de temps à l’eau, une fois l’automne arrivé. Et c’est justement parce qu’au Surfistan, on aime bien être dans l’eau qu’on s’est dit qu’il était de notre devoir de vous aider à choisir un costume moulant, à l’odeur étrange, idéal pour, par exemple, des pratiques extrêmes dans la sphère privée, ou une activité nautique de bord de mer, au choix.

Le Surfistan n’étant pas connu pour la qualité de ses ingénieurs, ni celle de ses techniciens, on a préféré se baser sur ce que d’aucuns appellent « l’expérience personnelle », pour vous offrir une sélection des plus beaux costumes de bain de cette rentrée 2017.

Autant le dire tout de suite, devant l’offre pléthorique de certaines marques, on  s’est un peu perdu, et on n’a pas bien compris l’organisation de leur catalogue de combinaisons. Heureusement pour vous, l’ordre et la rigueur sont deux valeurs qui n’ont pas lieu d’exister au #Surfistan, alors on a fait comme on fait toujours : au pif…

 

Billabong 3/2 Revolution Tribong : 260€

3/2 REVOLUTION TRIBONG CHEST ZIP WETSUITSDans notre souvenir, la segmentation « Revolution » chez Billabong ne désigne pas le super haut de gamme, mais plutôt le genre de produit qu’on peut financièrement se procurer quand on n’est pas sponso…

On aime :

Dans notre souvenir aussi, l’étendard du segment technique « Revolution » était le très regretté pensionnaire du World Tour, Taj Burrow. Pour nous, foutez le nom Burrow sur une combinaison, des slaps, un T-Shirt ou une bière, et on est fan. C’est comme ça, on est encore plus facile qu’une fille facile.

 

 

Rip Curl E-Bomb 3/2 Zip Free : 289,99€

E Bomb Pro 3/2 Zip Free - Wetsuit

Rip Curl se répand partout d’avoir leur propre usine de néoprène. C’est vrai. C’est bien. Mais attention les gars, personne n’aime les vantards… Un peu comme si Joan Duru se vantait d’avoir couché avec une actrice porno. Non….

On aime :

Le néoprène, super léger et ultra souple de la marque de Torquay.  En revanche, il va falloir faire quelque chose pour les coloris qui, sortis du noir brut, sobre et beau, font furieusement penser à un équipement de moto-cross.

 

Vissla 7 seas 3/2 : 259€  

Combinaison Vissla 7 seas 3/2 full suitFraichement arrivé dans le gamme du surfwear, la marque des 7 mers s’est rapidement imposée, avec une collection de vêtements de mer en néoprène que tous les kids du 33, du 40 et du 64 s’arrachent.

On aime :

De belles couleurs unies et une gamme ultra simple à comprendre. On aime bien réfléchir au Surfistan… mais en fait non, on n’aime pas réfléchir.

 

 

Hurley Advantage Plus 3/2 : 270€

HURLEY ADVANTAGE PLUS 3/2MM FULLSUITC’est un peu le take over de ces 5 dernières années. On a même l’impression que le public a oublié qu’il y a 5 ans, il y avait à peine 1 surfeur de Hurley sur le World Tour, et puis il y a eu Nike Surfing, et puis finalement, il y a eu le « transfert » vers Hurley, avec le team pléthorique le plus marketing du monde. Et puis il y a eu John John …

On aime :

On est obligé d’admettre que le branding Hurley, avec ces deux bandes qui ne se touchent jamais, a le don d’offrir une certaine classe aux combinaisons de la marque aux deux bandes (du coup). En revanche, les assortiments de couleurs sont parfois un peu hasardeux.

 

O’Neill HyperFreak F.UZ.E. 3/2 : 259,95€

Un dossier sur les combinaisons de surfiste sans O’Neill, c’est un crime de lèse-majesté, un truc de surfix, pour adapter une expression de pousse-cailloux. Inventeur de la combinaison en néoprène, Jack O’Neill a préféré aller boire des coups avec Prince, David Bowie et Lemmy Kilmister cette année. On devrait le remercier à chaque fois qu’on se met à l’eau entre septembre et juin.

On aime :

La marque O’Neill pour l’histoire du surf, leur néoprène ultra light etc… En revanche, on a un peu l’impression que la marque a oublié d’exister ses dernières années, depuis son rachat par des investisseurs qui semblent un peu loin de la pratique d’une activité nautique sur un planchon qui flotte.

Kolohe Andino : de hipster à sports fan

Du latin adolescere, grandir, l’adolescence est une phase du développement ou l’être humain change aussi bien physiquement que mentalement, traversant la phase de puberté, identifiée comme le passage de l’enfance à l’âge adulte.

La magie du surf, comme pour beaucoup de sport, c’est  qu’on a la chance d’assister à ce changement, en direct, pour un certain nombre de gosses qu’on voit grandir sous l’oeil aiguisé des objectifs, et sous les sunlights des tropiques (Gilbert, si tu nous regardes (vous l’avez ?) …).

Nous avons donc été au premier rang, lorsqu’il a s’agit de contempler la transformation du kid from California, star annoncée de l’industrie du surf depuis l’âge de 14 ans, j’ai nommé Kolohe « Brother » Andino. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le kid n’a pas eu une adolescence trop compliquée, en terme de peau et de dentition au moins…

Pour le reste, il s’est cherché. Mais qui sommes nous pour juger…

 

Tout ce qu’on peut remarquer, c’est que depuis qu’il côtoie un préparateur mental, ancien Navy Seals, son style est en train de clairement glisser vers le sports fan américain de base. Maillot de foot US, lunettes tactiques ultra légères de baseball pitcher séducteur, sur-chemise à carreaux type american farmer, au Surfistan, on est MEGA FAN !

D’un point de vue purement sportif, on est également obligé de reconnaitre que Kolohe Andino a réalisé la meilleure saison WSL de sa vie sur le dernier exercice du World Tour, et que depuis quelques mois, il est clairement un adversaire dangereux pour celui qui tombe en face de lui. 

Bref, change rien Kolohe. Ou si… Ou non en fait… Enfin on sait pas trop.

Michel Bourez et ses planches sont sur un bateau. C’est tout.

Michel Bourez a décidé de mettre toutes les chances de son côté cette année, à Teahupoo. Le « local » de l’étape en avait marre de se cogner des réveils à 4h30 pour décoller de chez lui à 5h, pour arriver sur le ponton à 6h, pour ensuite prendre le bateau, etc… Autant habiter en banlieue parisienne, et aller bosser à la Défense.

Du coup, pour éviter de finir sa compétition au round 2, avec les yeux de Steve Buscemi, le tahitien, ministre des trucs puissants au Surfistan, a décidé d’aller squatter le bateau de son daron, pendant le Billabong Pro Tahiti.

Je vais dormir dans le bateau de mon père, comme ça je serai bien à l’écart. Je vais l’ancrer entre la Marina et la passe d’Hava’e.

En tout cas, Michel est déjà en mode  pirate, prêt à kidnapper les malheureux qui auront l’outrecuidance de se pointer devant lui. En tout cas on te le souhaite…

John John Florence x Dakine, ça donne quoi ?

John John Florence inspecte son pad et son leash Dakine de la façon la plus naturelle possible.C’est typiquement le genre de chose à laquelle on s’attend. Ca devait arriver depuis des années. Ca aura pris le temps. Et un jour on nous l’a enfin annoncé : Notre Leader Surpême Adoré a finalement choisi d’accessoiriser sa planche avec les pads et leashs de chez Dakine. Un rapprochement tout ce qu’il y a de plus évident, étant donné l’origine Hawaïenne des deux marque John John Florence et Dakine.

Un peu comme le camembert et la Normandie, la Belgique et la bière ou encore les basques espagnols et les anneaux aux oreilles, Dakine se devait d’avoir son John John Florence. 

Et comme à l’air du marketing viral 3.0 – 2 je retiens 7, le meilleur support de communication reste la vidéo (chaque service marketing caressant le secret espoir de créer le fameux « buzz »), il n’en fallait pas plus à la marque hawaïenne pour compiler quelques rush de la brute épaisse qui nous sert de Leader Suprême Adoré (coeur avec les doigts), et produire donc, en toute logique, la meilleure vidéo de l’année, voire du siècle : The John John Collection

Et comme on est du genre sympa, on en profite pour rajouter quelques visuels de cette collaboration qui équipera dorénavant, de façon obligatoire, toutes les planches du Surfistan. Même si vous ne portez pas de bouc. Le Surfistan vous aime.

Le pad John John Florence par Dakine  

Wilko peut-il sauver le surf ?

L’année dernière, c’était une surprise, cette année, on se demande si il peut aller au bout…

Depuis 2016, Matt Wilkinson, notre ministre des trucs cool, n’en finit pas de surprendre son monde. Victoire d’étape, Leader du WT, l’australien le plus cool du tour (et pourtant, Dieu sait qu’il y en a des cool), est devenu le nouveau factor X d’une WSL qui n’a rien vu venir.

Là où la Fifa du surf nous sur-vend des maillots et surtout un duel ultra-manichéen entre Grabiel Medina, le musculeux, tatoué, ami des stars du foot, et notre Leader Suprême Adoré, John John Florence, le jeune homme et la mer, empereur du cool , faux ex de la pop starlette Taylor Swift; l’ancien gros du World Tour tient gentiment la dragée haute à tous ce petit monde, arborant à chaque interview sa dentition approximative, et à chaque sortie aquatique un surf backside scandaleusement précis et puissant.

Maintenant habitué à tenir le haut du pavé, en début de saison du moins, et à se tailler la bourre avec les superstars, l’éternel ado avance caché, protégé par son coach, l’ancien pensionnaire de la maison World Tour, Glenn Hall. Si le changement avait été flagrant, aussi bien au niveau de l’attitude pendant les heats, que sur la perte de poids, le monde de la planche en mousse qui flotte n’a toujours pas pris la mesure de la petite révolution que Mr Wilko est en train d’apporter à l’élite du surf.

Fer de lance d’une nouvelle génération qui refuse (enfin !) de sacrifier le fun sur l’autel de la performance sportive (il aura fallu 25 ans à KS pour arriver à cette conclusion), on associe naturellement son nom avec celui de Tyler Wright, la soeur de ses frères, elle aussi membre de l’écurie Micro Surf Academy, et elle aussi impératrice de la coolitude, et accessoirement championne du monde en titre. On pense forcément aussi à l’autre, autre Wright, Mickey, qui combine habilement mulet de bouseux, sens de l’humour caustique, charisme de dingue et surf démoniaque.

On s’arrête là parce qu’on a la flemme, et surtout autre chose à faire, mais vous saisissez la puissance de l’enjeux.

Alors que l’industrie regarde vers le Brésil, et son chiffre d’affaire (toujours ?) grandissant, Matt Wilkinson a remis le surf australien au milieu du line up, rappelant au monde entier que le salut de ce sport ne peut venir que par le fun.

Un jour, peut-être, le surf comprendra ce qu’il doit à des mecs comme Wilko ou Taj Burrow.

Maintenant, la question se pose : Wilko aux JO ?

Bienvenue en République Démocratique du Surfistan

Salut !

Le surf n’est pas (qu’) un sport. Ca va bien plus loin que tout ça. Et ça n’est pas (plus), non plus, une activité de hippies anglo-saxons qui trimballent leurs dread locks à travers le monde à bord d’un vieux combi avec leurs copines pas épilées.

Fort de ce constat plein de bon sens, et dénotant un sens de l’observation rare, nous avons décidé de prendre les choses en main, et de reprendre les clés du camion.

C’est ainsi, après un putsch aussi massif qu’imaginaire, qu’est né la République Démocratique du Surfistan. Un chouette pays, où tout le monde est libre de penser comme nous. Un endroit sur Terre où chacun à le droit d’honorer notre Leader Suprême Adoré, et notre Guide Eternel.

Alors oui, on nous accuse régulièrement de partialité et d’autoritarisme. Et bien ces détracteurs finiront enfermés pour l’éternité dans la salle d’attente du bureau d’une administration française, ou pire, dans une revue papier vieillissante.

Ici c’est le #Surfistan, et l’important, c’est que vous soyez contents d’être d’accord avec nous.

BIENVENUE AU SURFISTAN !

 

Bienvenue au Surfistan.