John John Florence x Action Bronson : &AGAIN Soundtrack

Au #Surfistan, on sait apprécier une bonne bande son quand on en voit une (!?).

Pour habiller son génie surfistique, illustré dans ses diamants audiovisuels, notre <3 Leader Suprême Adoré <3 utilise toujours des support musicaux choisis aux petits oignons.

C’est le cas en 2013, quand John John Florence choisi une chanson du cuisto / rappeur New Yorkais, Action Bronson pour habiller son diamants &AGAIN.

« Le secret d’une culture intelligente, c’est de savoir sur quel rayon de la bibliothèque se tient le Larousse. »

Sacha Guitry

Fracture ophtalmologique, internet s’enflamme, il faudra plusieurs mois à l’industrie du surf pour s’en remettre. D’ailleurs, selon la légende, certains observateurs spécialisés auraient décidé de changer de métier, en s’abritant derrière cette excuse, cohérente à l’époque : « laisse tomber, personne ne fera jamais mieux« .

C’était, bien sûr, sans compter sur la capacité de John John Florence à se dépasser lui-même, pour tendre, modestement, vers l’éternité.

Pour compléter l’histoire et que vous puissiez bien visualiser l’ambition artistique des bonhommes, ci dessous, le clip du Action Bronson en question.

#TheTest : Quand Kelly Slater reçoit la WSL

John John Florence, au Ranch.

La rumeur n’en finissait plus d’enfler, à tel point qu’on a même cru que la cellule de communication de la WSL était gérée par l’agent d’un joueur de foot en plein mercato.

Depuis les premières images du surf ranch de King Kelly, il y a plusieurs mois, en passant par le rachat de la WSL par une entreprise dont Kelly Slater est « proche », la question n’était plus « si », mais « quand ». Quand est ce que le surfeur le plus titré et le plus populaire de l’histoire allait demander gentiment à l’organisation qui lui attribuait ses titres mondiaux d’organiser une petite pool party dans son jardin ?

Ça a eu lieu.

Tout d’abord, les surfeurs, leurs team managers, et surtout le service communication de la WSL, ont eu la bonne idée de faire monter la sauce en passant par la très populaire application « story » d’Instagram. Pas con.

C’est donc un évènement secret, off media, où on a une photo de deux caméras…

On a donc pu découvrir, les uns après les autres, certains pensionnaires de l’élite mondial, embarquer dans un jet privé, direction une base secrète… Presque autant de suspens, et de densité narrative que dans Usual Suspect.

Une fois qu’on a vu John John FlorenceFilipe Toledo, Matt Wilkinson, Gabriel Medina, Pauline Ado et les autres partager sur les médias sociaux des images « interdites », il a fallu pas moins de 3 minute aux mecs de Stab Magazine pour envoyer une équipe infiltrer le fameux surf ranch. La réalité de la difficulté rencontrée pour entrer dans l’enceinte du festival « surfing man » , aidant grandement à la vente de l’évènement au nom de code presque énigmatique : #TheTest

La suite, c’est une compétition organisée dans un faux huis-clos, sur une vague qui donne l’impression d’être parfaite (mais pas certainement pas « fun » dans le sens surfistanien du terme), que son propriétaire aura même été jusqu’à payer de son pied cassé pour assurer la promotion, et surtout une intrigue dont on connait déjà le dénouement : l’année prochaine, on retrouve le ranch comme étape à part entière du Surf Circus de la World Surf League…

Vous ne trouvez pas qu’il commence à manquer d’ambition le « Dream Tour » ?

Kelly Slater’s Wave Factory from STAB on Vimeo.

Noa Dean, Ozzy Wright et Mitch Coleborn sont en Indo…

Envoyer des surfeurs australiens en Indonésie, en voilà une idée originale !

Heureusement pour vous, nous, eux, et pour Volcom, les aussies en question sont quand même des catcheurs, catégorie WWE.

Le rookie superstar Noa Deane est bien encadré par le minor league top player, Mitch Coleborn AKA Thomas Magnum, et le vétéran éternellement parti en vrille, Ozzy Wright.

Un casting 100% stars du surf, pour une production qui ressemble à tout ce que fait Volcom depuis des années. Ça gueule partout que c’est psychédélique, et ça veut à tout prix être cool. Pour le coup, là dessus, ils sont vraiment True To This.

Le résultat est un court métrage lo-fi, mi-faux docu kitch, mi-action surf d’une grosse vingtaine de minutes, qui se laisse regarder, mais surtout, 3 sessions qui valent le coup.

La première fait rêver. La seconde est une session échec,  qui offre un moment de plaisir audiovisuel sadique même pas coupable. La troisième séquence en revanche, est franchement très très cool.

Le verdict du ministère de la communication du Surfistan :

Ça se regarde, en entier si vous avez du temps à perdre, juste le surf sinon, mais c’est con de passer à côté. Même s’ils font beaucoup (trop) d’efforts pour avoir l’air cool, Volcom apporte encore une touche de « fuck les J.O » dont le surf de petites planches a désespérément besoin en cette période de surf athlétique.

On rappelle que tout ceci est gracieusement financé par l’industrie du luxe (Kering).

 

Queens Of The Stone Age et LCD Soundsystem, les bonnes sorties de la rentrée

Queens Of The Stone Age - Villains

Si la rentrée est synonyme d’un paquet de trucs franchement pas drôles, comme la rentrée par exemple, elle apporte aussi son lot de très bonnes nouvelles.

C’est donc entre une relance de l’URSSAF, une session manquée pour cause de reprise du travail,

LCD Soundsystem American Dream

et l’enfilage de chaussettes pour la première fois en deux mois, qu’on a découvert les nouveaux albums de Queens Of The Stone Age tout d’abord, puis LCD Soudsystem qui libère enfin son

« American Dream« , les combattants du Surfistan se sentent plus légers pour aller affronter la dure réalité du monde extérieur.

Comme on est vendredi, et que le vendredi après-midi on ne fait rien au bureau, le Surfistan vous livre juste pour vous deux clips vidéo qui font du bien au conduit auditif, en se permettant de vous rappeler que la surf culture c’est un peu plus que Tom Frager, ou autres Fréro de la Vega de merde.

Dans l’ordre chronologique de sortie (parce qu’on a quand même un peu de rigueur éditoriale).

Queens Of The Stone Age – The Way You Used To Do

 

LCD Sound System – Tonite

Bienvenue au Surfistan.

 

Combinaison 2017 : La sélection homme du Surfistan

C’est un sujet touchy pour quiconque a l’intention de passer un peu plus de temps à l’eau, une fois l’automne arrivé. Et c’est justement parce qu’au Surfistan, on aime bien être dans l’eau qu’on s’est dit qu’il était de notre devoir de vous aider à choisir un costume moulant, à l’odeur étrange, idéal pour, par exemple, des pratiques extrêmes dans la sphère privée, ou une activité nautique de bord de mer, au choix.

Le Surfistan n’étant pas connu pour la qualité de ses ingénieurs, ni celle de ses techniciens, on a préféré se baser sur ce que d’aucuns appellent « l’expérience personnelle », pour vous offrir une sélection des plus beaux costumes de bain de cette rentrée 2017.

Autant le dire tout de suite, devant l’offre pléthorique de certaines marques, on  s’est un peu perdu, et on n’a pas bien compris l’organisation de leur catalogue de combinaisons. Heureusement pour vous, l’ordre et la rigueur sont deux valeurs qui n’ont pas lieu d’exister au #Surfistan, alors on a fait comme on fait toujours : au pif…

 

Billabong 3/2 Revolution Tribong : 260€

3/2 REVOLUTION TRIBONG CHEST ZIP WETSUITSDans notre souvenir, la segmentation « Revolution » chez Billabong ne désigne pas le super haut de gamme, mais plutôt le genre de produit qu’on peut financièrement se procurer quand on n’est pas sponso…

On aime :

Dans notre souvenir aussi, l’étendard du segment technique « Revolution » était le très regretté pensionnaire du World Tour, Taj Burrow. Pour nous, foutez le nom Burrow sur une combinaison, des slaps, un T-Shirt ou une bière, et on est fan. C’est comme ça, on est encore plus facile qu’une fille facile.

 

 

Rip Curl E-Bomb 3/2 Zip Free : 289,99€

E Bomb Pro 3/2 Zip Free - Wetsuit

Rip Curl se répand partout d’avoir leur propre usine de néoprène. C’est vrai. C’est bien. Mais attention les gars, personne n’aime les vantards… Un peu comme si Joan Duru se vantait d’avoir couché avec une actrice porno. Non….

On aime :

Le néoprène, super léger et ultra souple de la marque de Torquay.  En revanche, il va falloir faire quelque chose pour les coloris qui, sortis du noir brut, sobre et beau, font furieusement penser à un équipement de moto-cross.

 

Vissla 7 seas 3/2 : 259€  

Combinaison Vissla 7 seas 3/2 full suitFraichement arrivé dans le gamme du surfwear, la marque des 7 mers s’est rapidement imposée, avec une collection de vêtements de mer en néoprène que tous les kids du 33, du 40 et du 64 s’arrachent.

On aime :

De belles couleurs unies et une gamme ultra simple à comprendre. On aime bien réfléchir au Surfistan… mais en fait non, on n’aime pas réfléchir.

 

 

Hurley Advantage Plus 3/2 : 270€

HURLEY ADVANTAGE PLUS 3/2MM FULLSUITC’est un peu le take over de ces 5 dernières années. On a même l’impression que le public a oublié qu’il y a 5 ans, il y avait à peine 1 surfeur de Hurley sur le World Tour, et puis il y a eu Nike Surfing, et puis finalement, il y a eu le « transfert » vers Hurley, avec le team pléthorique le plus marketing du monde. Et puis il y a eu John John …

On aime :

On est obligé d’admettre que le branding Hurley, avec ces deux bandes qui ne se touchent jamais, a le don d’offrir une certaine classe aux combinaisons de la marque aux deux bandes (du coup). En revanche, les assortiments de couleurs sont parfois un peu hasardeux.

 

O’Neill HyperFreak F.UZ.E. 3/2 : 259,95€

Un dossier sur les combinaisons de surfiste sans O’Neill, c’est un crime de lèse-majesté, un truc de surfix, pour adapter une expression de pousse-cailloux. Inventeur de la combinaison en néoprène, Jack O’Neill a préféré aller boire des coups avec Prince, David Bowie et Lemmy Kilmister cette année. On devrait le remercier à chaque fois qu’on se met à l’eau entre septembre et juin.

On aime :

La marque O’Neill pour l’histoire du surf, leur néoprène ultra light etc… En revanche, on a un peu l’impression que la marque a oublié d’exister ses dernières années, depuis son rachat par des investisseurs qui semblent un peu loin de la pratique d’une activité nautique sur un planchon qui flotte.

Kolohe Andino : de hipster à sports fan

Du latin adolescere, grandir, l’adolescence est une phase du développement ou l’être humain change aussi bien physiquement que mentalement, traversant la phase de puberté, identifiée comme le passage de l’enfance à l’âge adulte.

La magie du surf, comme pour beaucoup de sport, c’est  qu’on a la chance d’assister à ce changement, en direct, pour un certain nombre de gosses qu’on voit grandir sous l’oeil aiguisé des objectifs, et sous les sunlights des tropiques (Gilbert, si tu nous regardes (vous l’avez ?) …).

Nous avons donc été au premier rang, lorsqu’il a s’agit de contempler la transformation du kid from California, star annoncée de l’industrie du surf depuis l’âge de 14 ans, j’ai nommé Kolohe « Brother » Andino. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le kid n’a pas eu une adolescence trop compliquée, en terme de peau et de dentition au moins…

Pour le reste, il s’est cherché. Mais qui sommes nous pour juger…

 

Tout ce qu’on peut remarquer, c’est que depuis qu’il côtoie un préparateur mental, ancien Navy Seals, son style est en train de clairement glisser vers le sports fan américain de base. Maillot de foot US, lunettes tactiques ultra légères de baseball pitcher séducteur, sur-chemise à carreaux type american farmer, au Surfistan, on est MEGA FAN !

D’un point de vue purement sportif, on est également obligé de reconnaitre que Kolohe Andino a réalisé la meilleure saison WSL de sa vie sur le dernier exercice du World Tour, et que depuis quelques mois, il est clairement un adversaire dangereux pour celui qui tombe en face de lui. 

Bref, change rien Kolohe. Ou si… Ou non en fait… Enfin on sait pas trop.

Michel Bourez et ses planches sont sur un bateau. C’est tout.

Michel Bourez a décidé de mettre toutes les chances de son côté cette année, à Teahupoo. Le « local » de l’étape en avait marre de se cogner des réveils à 4h30 pour décoller de chez lui à 5h, pour arriver sur le ponton à 6h, pour ensuite prendre le bateau, etc… Autant habiter en banlieue parisienne, et aller bosser à la Défense.

Du coup, pour éviter de finir sa compétition au round 2, avec les yeux de Steve Buscemi, le tahitien, ministre des trucs puissants au Surfistan, a décidé d’aller squatter le bateau de son daron, pendant le Billabong Pro Tahiti.

Je vais dormir dans le bateau de mon père, comme ça je serai bien à l’écart. Je vais l’ancrer entre la Marina et la passe d’Hava’e.

En tout cas, Michel est déjà en mode  pirate, prêt à kidnapper les malheureux qui auront l’outrecuidance de se pointer devant lui. En tout cas on te le souhaite…