Wilko peut-il sauver le surf ?

L’année dernière, c’était une surprise, cette année, on se demande si il peut aller au bout…

Depuis 2016, Matt Wilkinson, notre ministre des trucs cool, n’en finit pas de surprendre son monde. Victoire d’étape, Leader du WT, l’australien le plus cool du tour (et pourtant, Dieu sait qu’il y en a des cool), est devenu le nouveau factor X d’une WSL qui n’a rien vu venir.

Là où la Fifa du surf nous sur-vend des maillots et surtout un duel ultra-manichéen entre Grabiel Medina, le musculeux, tatoué, ami des stars du foot, et notre Leader Suprême Adoré, John John Florence, le jeune homme et la mer, empereur du cool , faux ex de la pop starlette Taylor Swift; l’ancien gros du World Tour tient gentiment la dragée haute à tous ce petit monde, arborant à chaque interview sa dentition approximative, et à chaque sortie aquatique un surf backside scandaleusement précis et puissant.

Maintenant habitué à tenir le haut du pavé, en début de saison du moins, et à se tailler la bourre avec les superstars, l’éternel ado avance caché, protégé par son coach, l’ancien pensionnaire de la maison World Tour, Glenn Hall. Si le changement avait été flagrant, aussi bien au niveau de l’attitude pendant les heats, que sur la perte de poids, le monde de la planche en mousse qui flotte n’a toujours pas pris la mesure de la petite révolution que Mr Wilko est en train d’apporter à l’élite du surf.

Fer de lance d’une nouvelle génération qui refuse (enfin !) de sacrifier le fun sur l’autel de la performance sportive (il aura fallu 25 ans à KS pour arriver à cette conclusion), on associe naturellement son nom avec celui de Tyler Wright, la soeur de ses frères, elle aussi membre de l’écurie Micro Surf Academy, et elle aussi impératrice de la coolitude, et accessoirement championne du monde en titre. On pense forcément aussi à l’autre, autre Wright, Mickey, qui combine habilement mulet de bouseux, sens de l’humour caustique, charisme de dingue et surf démoniaque.

On s’arrête là parce qu’on a la flemme, et surtout autre chose à faire, mais vous saisissez la puissance de l’enjeux.

Alors que l’industrie regarde vers le Brésil, et son chiffre d’affaire (toujours ?) grandissant, Matt Wilkinson a remis le surf australien au milieu du line up, rappelant au monde entier que le salut de ce sport ne peut venir que par le fun.

Un jour, peut-être, le surf comprendra ce qu’il doit à des mecs comme Wilko ou Taj Burrow.

Maintenant, la question se pose : Wilko aux JO ?

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