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John John Florence VS Zeke Lau : Peut- on encore gagner un heat en surfant ?

Suite au heat qui a opposé notre ❤Leader Suprême Adoré❤, John John Florence, à son compatriote Hawaiien, Zeke Lau, lors du round 3 du Rip Curl Pro Bells Beach, la polémique est née au #Surfistan.

Non pas que les Institutions Politiques de notre belle République Démocratique méprisent la compétition en surf, loin de là (tant que c’est JJF gagne à la fin), mais suite au comportement de l’autre hawaiien pendant cette confrontation, la polémique est née au #Surfistan.

Certes, stratégiquement Zeke Lau a utilisé, jusqu’à la corde, les techniques les plus brésiliennes du règlement de la WSL, sans tomber dans la faute. Certes, il a su surfer les vagues qu’il a pu s’offrir grâce à une grosse mise sous pression de notre Leader Suprême Adoré.

Mais on est quand même en droit de se demander, comment le fait de se comporter comme un trou du cul à l’eau permet de gagner un heat, sans que personne n’y voit rien à redire ?

Zeke a tout fait à John John Florence : Il lui a tourné autour, ramé dessus…

On était à deux doigts de se poser des questions quand aux intentions réelles de Zeke Lau dans ce heat : surfer, ou brancher John John Florence façon (toute) fin de soirée au Bakoa ?

Mais c’est encore notre❤Leader Suprême Adoré❤ qui en parle le mieux :

« Ça m’a juste fait marrer… ramer sur ma board et tout. C’est pas terrible, parce que c’est fun de surfer un heat, tu sais… avec du vrai surf, et pas essayer de gagner un heat en s’asseyant sur la planche de l’autre. Mais bon, c’est une compétition, et peut être que je ferai ça au prochain event [rires]. » 

Albee Layer n’a pas kiffé sa dernière session à Jaws, et il vous le fait savoir.

Au Surfistan, on considère que le surf de gros n’a rien à voir avec le surf « normal ».

Ca n’est clairement pas une activité de surfiste. Pour surfer des grosses vagues, il faut une grosse planche, et des grosses boules, et un cerveau en état de fonctionner.

Dans de nombreux cas, une, voire deux, ou trois de ces conditions, pourtant indispensables, ne sont pas remplies.

Toujours est-il que Albee Layer, représentant du Surfistan dans la catégorie « Vagues pour personnes burnées » a poussé un petit coup de gueule sur Instagram, le média préféré des révoltés du Surfistan.

Tout commence le 13 janvier, où Albee commence par poser une simple équation, qui aurait toute sa place à l’épreuve d’analyse mathématique et historique des sociétés contemporaines.

Si 5 surfeurs de grosses vagues, de 4 pays différents, squattent chez toi, pour surfer Jaws pendant 3 jours, avec un swell max de 20 pieds 18 secondes, de combien de rouleaux de PQ as-tu besoin pour la semaine ?

Et puis le drame…

Le 14 janvier, après une session visiblement frustrante à Jaws, le spot devenu célèbre grâce aux activités de plage de Laird Hamilton, Albee Layer sort de sa réserve de Ministre du Surf Burné, et plombe l’ambiance du oueb, sur son compte Instagram Live Fast Die Old.

Deux choses : On en sait moins que ce qu’on croit en termes de prévisions météo. Jaws n’est plus une vague de tow-in les jours glassy. Pour 60 surfeurs, il y avait 2 sauveteurs, et environ 15 jetskis qui trimbalaient des photographes. C’est absolument inacceptable, et on doit trouver un moyen de régler ça ! Et puis, il y a beaucoup plus de couilles que de cerveaux, là bas.

 

La suite, on la connait : Stab Mag s’empare du dossier, ça remue un peu la merde, ça rue dans les brancards, ça gueule. Kelly Slater va faire une déclaration de 3000 mots sur Insta. Laird Hamilton va nous expliquer que le spot devrait être réservé aux vegans. Tempête de merde dans les commentaires FB et Insta, et puis plus rien.

Demain, l’actualité du surf, et le monde du surf avec elle, aura basculé dans des discussions passionnées sur la nouvelle couleur de cheveux de Laura Enever…

Heureusement, notre Leader Suprême Adoré, John John Florence, était présent à Jaws lors de cette fameuse journée, afin d’éclabousser vos écrans HD de son talent, de sa classe, et de sa décontraction.

Bienvenue au #Surfistan.

 

Wilko peut-il sauver le surf ?

L’année dernière, c’était une surprise, cette année, on se demande si il peut aller au bout…

Depuis 2016, Matt Wilkinson, notre ministre des trucs cool, n’en finit pas de surprendre son monde. Victoire d’étape, Leader du WT, l’australien le plus cool du tour (et pourtant, Dieu sait qu’il y en a des cool), est devenu le nouveau factor X d’une WSL qui n’a rien vu venir.

Là où la Fifa du surf nous sur-vend des maillots et surtout un duel ultra-manichéen entre Grabiel Medina, le musculeux, tatoué, ami des stars du foot, et notre Leader Suprême Adoré, John John Florence, le jeune homme et la mer, empereur du cool , faux ex de la pop starlette Taylor Swift; l’ancien gros du World Tour tient gentiment la dragée haute à tous ce petit monde, arborant à chaque interview sa dentition approximative, et à chaque sortie aquatique un surf backside scandaleusement précis et puissant.

Maintenant habitué à tenir le haut du pavé, en début de saison du moins, et à se tailler la bourre avec les superstars, l’éternel ado avance caché, protégé par son coach, l’ancien pensionnaire de la maison World Tour, Glenn Hall. Si le changement avait été flagrant, aussi bien au niveau de l’attitude pendant les heats, que sur la perte de poids, le monde de la planche en mousse qui flotte n’a toujours pas pris la mesure de la petite révolution que Mr Wilko est en train d’apporter à l’élite du surf.

Fer de lance d’une nouvelle génération qui refuse (enfin !) de sacrifier le fun sur l’autel de la performance sportive (il aura fallu 25 ans à KS pour arriver à cette conclusion), on associe naturellement son nom avec celui de Tyler Wright, la soeur de ses frères, elle aussi membre de l’écurie Micro Surf Academy, et elle aussi impératrice de la coolitude, et accessoirement championne du monde en titre. On pense forcément aussi à l’autre, autre Wright, Mickey, qui combine habilement mulet de bouseux, sens de l’humour caustique, charisme de dingue et surf démoniaque.

On s’arrête là parce qu’on a la flemme, et surtout autre chose à faire, mais vous saisissez la puissance de l’enjeux.

Alors que l’industrie regarde vers le Brésil, et son chiffre d’affaire (toujours ?) grandissant, Matt Wilkinson a remis le surf australien au milieu du line up, rappelant au monde entier que le salut de ce sport ne peut venir que par le fun.

Un jour, peut-être, le surf comprendra ce qu’il doit à des mecs comme Wilko ou Taj Burrow.

Maintenant, la question se pose : Wilko aux JO ?

Bienvenue en République Démocratique du Surfistan

Salut !

Le surf n’est pas (qu’) un sport. Ca va bien plus loin que tout ça. Et ça n’est pas (plus), non plus, une activité de hippies anglo-saxons qui trimballent leurs dread locks à travers le monde à bord d’un vieux combi avec leurs copines pas épilées.

Fort de ce constat plein de bon sens, et dénotant un sens de l’observation rare, nous avons décidé de prendre les choses en main, et de reprendre les clés du camion.

C’est ainsi, après un putsch aussi massif qu’imaginaire, qu’est né la République Démocratique du Surfistan. Un chouette pays, où tout le monde est libre de penser comme nous. Un endroit sur Terre où chacun à le droit d’honorer notre Leader Suprême Adoré, et notre Guide Eternel.

Alors oui, on nous accuse régulièrement de partialité et d’autoritarisme. Et bien ces détracteurs finiront enfermés pour l’éternité dans la salle d’attente du bureau d’une administration française, ou pire, dans une revue papier vieillissante.

Ici c’est le #Surfistan, et l’important, c’est que vous soyez contents d’être d’accord avec nous.

BIENVENUE AU SURFISTAN !